Espace sacré - Sacred space

Un carrefour d'informations sur le reiki, les initiations (attunement), la méditation et la spiritualité.

mardi 9 février 2010

Koan


Chaque chose peut être et ne pas être aussi intensivement.

Chaque chose est et n'est pas en même temps.


L'être n'est qu'une vue de l'esprit


Je crois et je ne crois pas ce que j'affirme avec la même intensité


Image: "Voici une BD illuminée pour votre plaisir"

samedi 6 février 2010

Rien n'arrive

Tout ce qui nous arrive est le produit de notre résistance à l'être.

La résistance du coeur et de l'ego à l'être engendre le karma et l'illusion qu'il se passe quelque chose.

Mais au fond, au-delà de ces frémissements sur la surface de l'être, rien n'arrive vraiment.

Ce qui arrive n'est qu'illusion et résulte de notre participation aveugle à cette illusion.

Si bien qu'il n'y a rien à raconter.



mercredi 3 février 2010

La réponse

Notre dernier post se terminait par une question: "Mais comment prendre conscience de cette profonde unité ?" (et sortir de la dualité).

La réponse peut s'entendre dans cette vidéo (à partir de 3:20 minutes)

"La réponse est là avant la question. Nous connaissons la réponse avant même de poser la question. "

La question stimule le mental qui se lance dans des explications. Mais qu'y a-t-il avant la question? La réponse. La réponse s'entend dans le silence. Quand le mental s'éteint. Dans le silence, on entend l'être s'exprimer. On le ressent de l'intérieur.

Il n'y a pas de technique qui garantit de connecter avec l'unité de l'être.
Oui la méditation peur nous aider, de même que le travail énergétique sur soi ou sur les autres (reiki, Qi Gong, etc.). Mais cet éveil peut arriver inopinément. Les voies de l'éveil sont infinies.







lundi 1 février 2010

Dualité, unité et énergie

Une façon de dissiper notre illusion de former une entité séparée du reste du monde est de prendre conscience des liens qui nous relient aux autres et à tous les êtres (humains, animaux, végétaux, minéraux, gazeux, célestes, etc.); à voir ou ressentir ces liens qui sont faits d'énergie. Nous sommes toujours en train d'échanger de l'énergie avec notre environnement dans un processus co-évolutif continuel. Nous sommes des points scintillants sur une toile invisible qui relie tous les êtres. Chacun de nos mouvements se propage sur la toile: action, pensée, émotion, intention, énergie. Et nous recevons chaque mouvement comme une vibration sur la toile. La plupart de nos pensées sont des réactions à des vibrations que nous recevons (inconsciemment par notre âme). Krishnamurti disait : "Je pense donc je suis en relation". La vibration passe à travers les différentes couches énergétiques de la personne qui provoque à chaque fois une réaction physique. En traversant la couche mentale et émotionnelle, par exemple, la vibration provoque le processus biochimique qui permet de conscientiser (décoder) cette vibration.

Mais la toile véhicule plusieurs types de vibrations. Il y a celles du plan astral par exemple. Notre imbrication dans la toile astrale nous empêche de nous connecter à la source de la lumière. Nous sommes inondés de ces messages qui nous tiennent à l'écart de la source. Lorsque nous manifestons notre intention de se connecter à la source, les entités du plan astral se mobilisent pour ne pas qu'on les quitte. C'est un peu comme la personne qui souffre d'une dépendance (à l'alcool, à la drogue, au jeu) qui décide de quitter ses compagnons avec qui il buvait, se droguait ou jouait. Il y a des bonnes chances que ses compagnons tentent de le convaincre de continuer de les accompagner dans leur vice. Sa décision remet en question leurs activités.

Lorsqu'on se libère du plan astral, nous pouvons canaliser sur la toile des vibrations d'amour, de liberté, d'intelligence qui sont affranchies de toutes formes de domination, de manipulation, de séduction, etc.

Nous sommes une parcelle d'un grand système qui nous dépasse.

Mais comment prendre conscience de cette profonde unité ?

On va y revenir au prochain post.


samedi 30 janvier 2010

Au-delà de l'Ego/Beyond ego

Bernard de Montréal (clic!) (page 69)


"Nous avons échoué à comprendre que la conscience est un réseau universel de communication interdimensionnel entre différents plans: les mondes mental, astral et physique"


"En tant que fondement de toutes les catégories possibles de la pensée, la conscience subjective nous limite en raison d'un manque d'intégration de l'énergie astrale et mentale et de la construction psychologique de l'ego. Ces forces non intégrées deviennent les frontières de notre existence conditionnée. Si ce n'était de ces limites, la conscience serait libre d'explorer les aspects multidimensionnels de la réalité psychique globale d'un point de vue personnel et cosmique. "



"Nous avons une vue limitée en raison d'une perception subjective de notre esprit, et d'une interprétation rationnelle de la pensée. Cela résulte d'une descente de l'énergie qui commence son mouvement vibratoire dans les dimensions de la lumière, qui sont la fondation de la réalité de notre être, mais qui est - autrement - sans limite dans sa capacité d'informer le soi. " p. 69




mercredi 20 janvier 2010

L'ego et l'appel de la non dualité

Cet extrait vidéo met le doigt sur une difficulté que j'ai avec l'advaïta, mais sa réponse est intéressante. Qu'arrive-t-il à l'ego au bout du chemin dans l'advaïta? Selon Adyashanti, au lieu d'être le conducteur de notre vie, l'ego prend la place du passager. Et c'est un "mystérieux conducteur non localisable" qui prend le volant. L'ego ne disparaît pas, il prend sa juste place. Est-ce si éloigné des Chrétiens qui disent qu'il faut laisser l'Esprit saint ou Jesus prendre le volant de notre vie?

Mais si cet enseignement annonce la fin du règne de l'ego, quelle part en moi s'intéresse à cet enseignement? Est-ce notre âme qui se reconnaît dans cet enseignement? Une partie de notre âme qui ne serait pas étouffée par l'ego? Dans le champ de notre conscience, il y aurait (parfois) un désir de dépassement qui transcende l'ego et avec lequel celui-ci peut même être sympathique, sachant que ce dépassement n'annonce pas sa fin mais son intégration dans un champ de conscience plus vaste.

samedi 16 janvier 2010

La pensée, l'énergie et la maya

Chaque pensée est un fil qui nous relie à des expériences de vie qui font partie de notre maya. Si on n'y prend pas garde, la pensée nous entraîne dans un petit film, voire une mini-série qui revient régulièrement, avec un nouvel épisode à chaque fois. Nous sommes entraînés dans ces petits drames et cet effet d'entraînement montre toute la force de conviction de la maya sur soi. Méditer c'est prendre conscience de ce mouvement intérieur pour ne plus en être dupe et se défaire de ces fils qui nous relie à la maya. C'est rester immobile, au centre de ce flot événementielle qui tourbillonne autour de nous, et qui tente de nous happer. Nous avons une série de petits fils (faits de mémoires, d'émotions, de pensées) qui nous relient à une composante ou une autre de la maya et qui nous y attachent. Méditer c'est de prendre conscience - pour chacun d'entre eux - avec quel aveuglement nous participons à la maya. Lorsque nous commençons à penser à quelque chose, nous ne voyons pas que nous pensons à cette chose. Nous sommes pris par cette pensée. La pensée éclaire seulement ce à quoi nous pensons, mais elle ne s'éclaire pas elle-même. Méditer c'est prendre conscience de la pensée. Cette prise de conscience continue finit par désamorcer l'emprise de la maya sur soi. Il peut arriver alors, après un certain temps, que le monde (la maya) nous apparaisse dans toute son absurdité, dans toute sa folie, et dans toute son insignifiance. Au point où on peut sentir un mouvement de révolte, d'angoisse, ou un sentiment de vide. Mais ça aussi fait partie de la maya.

Je ressens habituellement le besoin de prier pour amener de la lumière dans la maya. Je cède à cette tentation qui fait encore partie de la maya. C'est que j'ai confiance dans un principe intelligent (spirituel) dans l'univers - le cosmos - la nature qui échappe à la maya. Quelque chose me dit au plus profond de moi que tout l'univers ne peut rester totalement indifférent à une âme qui prie devant l'absence de lumière dans le monde. La prière est un mouvement du cœur qui est saisi par cette soif d'authenticité devant un monde qui ne lui fait pas beaucoup de place. Peut-être que le monde n'est pas seulement illusoire, qu'il y a aussi une place pour la réalité. Quand le divin vient nous rendre visite dans notre maya, ce qui nous semblait folie et absurdité prend soudainement tout son sens. Au fond, la maya n'est peut-être qu'une certaine vision du monde.

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